Les différentes Nages: Papillon, Dos, Brasse, Crawl

Les différentes Nages: Papillon, Dos, Brasse, Crawl

Papillon

 

Le papillon est un style de nage ventral, où les bras et les jambes agissent symétriquement. Les bras exercent une traction puis une poussée propulsant le corps vers l'avant. Le retour des bras s'effectue en les lançant hors de la surface de l'eau vers l'avant. Le corps a une action d'ondulation, similaire à celle du dauphin.

 

Le papillon est une nage qui demande beaucoup de technique et de coordination, sans lesquelles elle est particulièrement éprouvante physiquement de par son intensité et la force réquisitionnées. Elle est cependant facilement enseignée auprès des enfants. Les débutants considèrent que le plus dur est le retour aérien des bras vers l'avant. Ceci demande une coordination entre le retour des bras et la deuxième ondulation des jambes, qui elles, sont entrainées par le mouvement du bassin, et une relaxation totale au moment du retour de la tête dans l'eau, suivi d'un allongement souple des bras pour que les doigts attrapent l'eau avant de les ramener calmement en poussant vers l'arrière. C'est à ce moment qu'il faut placé la respiration en accompagnant l'onde créée dans l'eau avec la tête qui va précéder le mouvement des bras. La respiration peut se faire à chaque mouvement de bras en distance ou tous les deux ou trois mouvements de bras en vitesse ce qui demande encore plus de relaxation et de coordination. Le plus dur sera alors pour le débutant d'effectuer des ondulations correctes afin de placer l'équilibre bras/respiration.

 

Correctement nagé, le papillon est la deuxième nage la plus rapide (après le crawl). Néanmoins, le papillon reste auprès de tous, la nage la plus spectaculaire — qui peut cependant, avec suffisamment d'entrainement et de coordination, devenir presque aussi facile à nager que les autres styles de natation. Toutefois, les distances en compétitions sont limitées au 50m, 100m et 200m, bien qu'en réalité un nageur expérimenté puisse nager en papillon bien plus longtemps et sur des distances comparables à celles parcourues en style libre. D'ailleurs, Sylvain Estadieu (1er homme, et troisième personne) a traversé la manche en pratiquant cette nage.

L'entraînement à la nage papillon conduit à une musculation développée du dos, des bras et des épaules. Il améliore d'autant plus le souffle et — en alternance avec la nage libre — permet d'oxygéner le nageur en entraînement, tandis que la nage libre elle va permettre l'expulsion du gaz carbonique des muscles et des poumons.

Désormais, depuis quelques années, on privilégiera d'ailleurs en natation scolaire le papillon après l'apprentissage du crawl et dos crawlé mais avant l'apprentissage de la brasse. Le papillon permettra à l'enfant (ou l'adulte) de transférer (d'un point de vue sensoriel, en particulier au niveau des appuis) le papillon vers la brasse.

Cette nage est apparue d'abord dans les années 1930 comme une variante de la brasse. Le retour des bras hors de l'eau permettait aux nageurs d'aller plus vite lors des compétitions. Depuis 1952, le règlement de la FINA sépare les deux nages, qui sont pratiquées lors d'épreuves différentes.

 

Dos

Le dos est un des quatre styles de nage réglementés par la FINA, et le seul à se dérouler sur le dos.

En général, les nageurs utilisent la technique dite du dos crawlé, étant considérée comme la plus rapide sur le dos. Le style consiste à nager sur le dos, en se propulsant à l'aide d'un mouvement alternatif des bras, et d'un battement de jambes. Par rapport aux autres styles de nage, le dos a l'avantage de ne pas poser trop de problèmes de respiration (respiration à chaque mouvement de bras), car le visage est en permanence hors de l'eau. En revanche, le nageur ne peut pas voir où il va : il doit donc prendre ses repères par rapport aux lignes des 5m (matérialisée par des poteaux avec fanions au-dessus du bassin en compétition) et doit également compter ses mouvements de bras pour savoir à quel moment il effectuera son virage culbute. Le dos crawlé est également utilisé en water-polo lors de la reprise de défense, ce qui permet également aux joueurs de reprendre leur souffle tout en visualisant la position des attaquants adverses.

 

 

Brasse

La brasse est un style de nage, pratiquée depuis le début du xixe siècle en Europe. Elle fut pratiquée en nage libre dès les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne à Athènes en 1896 puis fut ensuite l'objet d'une catégorie à part entière.

 

La brasse présente la particularité d'être une nage aisément accessible au débutant, mais dont la bonne exécution reste complexe, y compris pour le nageur de haut niveau1. Les mouvements de la brasse, leur coordination et leur vitesse d'exécution sont dès lors très variables suivant le nageur et son expérience. Ces variations se répercutent d'une part sur l'efficacité de la force propulsive, assurée essentiellement par les membres inférieurs ; sur l'ampleur des résistances à l'avancement d'autre part.

Brasse « sportive »

Les mouvements ne sont pas les mêmes que lors de la brasse communément pratiquée en loisir : globalement, ils s'effectuent dans les trois plans de l'espace, tant au niveau des membres inférieurs que supérieurs.

Comme précédemment, dans la position initiale, le corps est allongé, bras et jambes en extension. Le terme de « balayage » s'applique aux mains ou aux jambes. Jusqu'à la fin de la quatrième phase, les mouvements constituant le cycle doivent se faire en accélérant.

 

Crawl

Le crawl est le type de nage le plus rapide. Il est généralement utilisé lors des compétitions de nage libre pour cette raison. C'est l'un des deux styles de nage asymétrique avec le dos.

 

La natation apparaît, pour la toute première fois, dans l'antiquité grecque. En effet, des vestiges ainsi que des fresques, représentant une femme allongée dans l'eau, utilisant les bras tendus vers l'avant et un battement alterné, prouvent que dans l'antiquité, la natation était utilisée lors des bains.

Le crawl ou une nage qui s’en approche a été utilisé dès l’Antiquité comme le montrent des bas-reliefs égyptiens datant de 2000 av. J.-C. qui montrent des hommes le pratiquant.

En Occident, le crawl a été utilisé pour la première fois lors d’une compétition ayant lieu en 1844 à Londres, où elle était nagée par des amérindiens. Les indiens Anishinaabe1, Flying Gull et Tobacco, ont alors facilement vaincu les brasseurs anglais2,3,4. Le style des Amérindiens ne sera cependant réintroduit à travers le crawl qu'une quarantaine d'années plus tard[Quand ?]4.

Cependant, l’aristocratie anglaise considéra ce style, en raison de la quantité considérable d’éclaboussures qu’il provoquait, comme un style dévolu aux « barbares indigènes » et c’est ainsi que les Britanniques continuèrent à pratiquer seulement la brasse en compétition.

Entre 1870 et 1890, John Arthur Trudgen apprit le crawl des Amérindiens d’Amérique du Sud durant un voyage en Argentine. Cependant, Trudgen a malencontreusement utilisé le ciseau de brasse indienne, très commun en Grande-Bretagne, plutôt que le battement de jambes que faisaient les Sud-Américains. Ceci donna naissance à une nage hybride appelée Trudgeon, qui devint vite populaire du fait de sa rapidité supérieure à celle de la brasse.

Le Trudgeon fut ensuite amélioré par le nageur et champion australien Richmond « Dick » Cavill (1884–1938), le fils du célèbre entraîneur de natation « Professeur » Richard « Frederick » Cavill. Alors que lui et son frère « Tums » étaient en train d’envisager des améliorations du Trudgeon, ils furent inspirés par Alick Wickham, un jeune Salomonais qui vivait à Sidney et nageait une version du crawl qui était populaire au lagon de Rovania, sur son île natale. Son exemple leur fit modifier leur nage en conséquence et le Trudgeon « amélioré », offrant une position hydrodynamique et donc une meilleure propulsion (réduction de la résistance à l'avancement), fut introduit en Europe (Hongrie) par le père Frederick Cavill en 1873. Il aurait été nagé pour la première fois aux Jeux olympiques à Paris (Courbevoie) en 1900 par le Hongrois Zoltán von Halmay, et devint célèbre sous le nom de « Crawl Australien ».

Il faudra toutefois attendre les années 1930 pour que le crawl devienne une nage efficace. Ce sont en effet les Japonais qui vont mettre la tête sous l'eau et ainsi adopter une position du corps à plat permettant d'augmenter son efficacité. Le nageur américain Charles Daniels imprima un nouveau rythme au battement, avec six battements par passage de bras, créant ainsi le « Crawl américain ». À peu de choses près, c’est cette nage qui est utilisée aujourd'hui sous le nom de crawl.

La technique du crawl a également été reprise par les premiers surfeurs proposant une méthode de propulsion des bras sur leur planche pour se déplacer : Duke Kahanamoku (né en 1890 à Honolulu) grandit à la périphérie de Waikiki (près du site actuel de l'hôtel Hilton Hawaiian Village), où il a passé sa jeunesse. C'est à Waikiki Beach qu'il a développé son surf et les premières propulsions des bras en natation.

C'est l'Américain Johnny Weissmuller, toujours à Paris en 1924 qui a introduit la technique dite « hydroplane » consistant à nager la tête en dehors de l'eau, méthode totalement abandonnée en compétition depuis. Johnny Weissmuller a pu ainsi faire connaître et médiatiser la natation et les premières techniques de nage par l'intermédiaire de ses films hollywoodiens.

 


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